Actualités

Conséquence des inondations : point de situation dans le département des Vosges

 
 
Conséquences des inondations : point de situation dans le département des Vosges

Les fortes précipitations de ces derniers jours ont entraînées un certain nombre de perturbations.

Si certaines sont en voie d'amélioration, d'autres sont toujours signalées

-Concernant l’eau potable :

Suite aux pluies que le département a connues ces derniers jours, une légère dégradation de la qualité de l’eau avec une augmentation de sa turbidité avait conduit à interdire la consommation de l’eau du robinet dans trois communes.

Cette interdiction est maintenue dans les communes de Portieux et Langley  l’eau du robinet ne doit pas être utilisée pour la boisson et la préparation des aliments. 

Il est recommandé d’avoir recours à de l’eau en bouteille ou bien de faire bouillir l’eau pendant cinq minutes au moins avant toute consommation.

Par ailleurs, il est recommandé de ne pas consommer l’eau du robinet à Chamagne, où prélèvement sera organisé dans les prochains jours.

Même si la situation semble s’améliorer, des analyses sont prévues demain à Portieux et Langley pour vérifier le retour à la normale et pouvoir lever les restrictions ; les résultats seront connus en fin de semaine.

- Concernant le réseau routier:

Les conditions de circulation sont revenues à la normale sur l'ensemble du réseau routier départemental vosgien.

  •  Le col de la Schlucht et la RD67 sont de nouveau ouverts. 
    Toutefois la circulation se fait en sens unique du bas du coll en direction de Gérardmer jusqu'à Xonrupt (Hôtel Interlaken). Dans le sens Xonrupt  -> Sommet du col, une déviation est en place par la rue des Moines à Xonrupt, puis RD 67A , RD 67,RD 34D pour rejoindre le Collet (Erosion de la 1/2 chaussée sur la RD417 à Xonrupt)
  •  RD 157, Epinal Saint Laurent : risque de chute de la cheminée de l'ancienne usine présente au carrefour de la RD157 et de la route de Xertigny. La circulation se fait uniquement dans le sens Epinal =>Dinozé. Dans l'autre sens, une déviation est mise en place par les voies communales.

- Concernant les déclarations de sinistre :

 Chaque sinistré est invité à faire, sans délai, une déclaration auprès de sa compagnie d’assurance.

Et ce, indépendamment d’une potentielle demande de reconnaissance de l’etat de catastrophe naturelle, dont la procédure est la suivante :

  •  Pour les particuliers et les entreprises ayant subi un sinistre :  
  •  Une déclaration auprès de leur compagnie d’assurance dans les 5 jours francs qui suivent l’événement.
  •  Une demande sur papier libre auprès de la mairie visant à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
  •  Pour les communes : 
  •  La transmission le plus rapidement possible en préfecture par le maire de la commune d’une demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle à partir du formulaire en sa possession, renseigné avec précision.  
  •  Des exemplaires sont à la disposition des élus auprès de la Préfecture (03.29.69.88.88) 

La Préfecture transmettra ensuite l’ensemble des demandes, complétées des cartes délimitant le territoire des communes touchées, accompagnées des rapports techniques au ministère de l'intérieur.

  •  Une commission interministérielle étudiera alors les demandes en vue de la reconnaissance éventuelle de l’« état de catastrophe naturelle » qui sera publiée au Journal Officiel. 
  •  Cette décision sera, alors, communiquée aux mairies concernées qui devront se rapprocher des particuliers, industriels, commerçants, agriculteurs ou collectivités concernés afin que ceux-ci effectuent ou confirment, leur déclaration auprès de leur compagnie d’assurances dans les dix jours suivant la date de publication au J.O de l’arrêté interministériel.
  •  Dès lors les compagnies d’assurance disposeront d’un délai de 3 mois pour indemniser les dommages.

A noter, ne peuvent bénéficier de l’état de catastrophe naturelle que les dégâts causés par un événement naturel survenu au niveau des sols (inondations, coulées de boue, ruissellements …).

En conséquence, les dégâts sur toitures (grêle, infiltrations d’eau, effet du vent) relèvent des garanties classiques souscrites dans le cadre des contrats d’assurance multi-risques habitation et n'entrent donc pas dans le champs du  régime « catastrophe naturelle ».